| Auteur : pascal
[le06/06/2007]
un faux semis c'est une technique qui consiste à mettre les mauvaises herbes dans de bonnes conditions pour les faire germer. En fait on prépare un lit de semence pour les mauvaises herbes avec des outils type herse ou disques, le but c'est d'obtenir la levée d'un max de graines pour pouvoir ensuite les detruire avant de semer ton blé ou autre.
Ensuite mon ami Frantz je ne te permet pas de me juger, tu me connait pas, je n'ai aucun rapport avec la fdsea ni la conf' ni la coordination. J'essaye d'apporter mon point de vue et ce n'est pas parce que je suis pas d'accord avec toi que je suis à la solde de la fnsea ni des multinationales semencières. j'en ai un peu marre de ce manichéisme primaire.
Ensuite à qui peut on faire confiance si ce n'est au instituts publics (cemagref, inra, affsa)? Est ce que le point de vue d'un chercher de bayer est moins fiable de celui de Berlan ou Séralini? Pas sûr, qui finance le chercheur de chez Bayer : bayer
Qui finance les recherche de Séralini? idem, des multinationales, Carrefour (n°2 mondial de la grande distribution) la multinationale de l'écologie Greenpeace et autres partis politiques. Vérifiez c'est sur le site du Criigen. Est ce que leur vision n'est pas aussi "biaisée" que celle du chercheur chez Bayer???
Quant à l'exemple sur semis direct et ogm c'est pour faire un peu de provoc mais bon quand même je pense ne pas etre trop loin de la vérité.
Auteur : Franz
[le05/06/2007]
Bon, tout le monde n’a pas fait ses études au Lycée agricole. Comme je ne suis pas paysan, je peux dire des conneries et suis capable d’entendre des remarques qui les mettent en évidence. Mais là, l’ami Pascal me semble faire une étonnante démonstration. La biodiversité vue par la FNSEA, c’est quoi ? Une variété unique de blé (excuse l’oxymoron), toujours plus courte sur pattes, aux grains impropres à la panification (mais tant pis, on adaptera le pain à cette daube) et que l’on plante partout sur la planète, sur tous les sols et sous tous les climats. Comment y parvient-on ? En adaptant la planète à l’aide d’intrants en quantités de plus en plus massives. Sans les quels ces plantes ne seraient pas viables. C’est cela, l’essentiel de l’agriculture subventionnée. Tout le reste n’est qu’anecdotique. Et d’ailleurs, ça ne concerne plus que 10 % des revenus agricoles.
Une enquête, rapportée par 50 millions de consommateurs, avait été faite dans les ateliers des exploitations agricoles un peu partout en France. Où l’on découvre des pratiques étonnantes. Non seulement les produits phytosanitaires sont utilisés dans des quantités souvent supérieures aux prescriptions mais chacun y va de son petit mélange, de sa recette perso. Or, s’il existe quelques études succinctes sur la toxicité de ces molécules, prises séparément, il n’en existe pas concernant leur association. Personne ne sait ce que peut donner la combinaison de certaines molécules. On est loin du labour profond, de printemps, et autre question concernant le sexe des anges.
D’autre part, venir nous dire que le soja round-up ready ou le maïs Mon810, cultivés indifféremment en Argentine, en Espagne ou en Ukraine, créent de la biodiversité, c’est franchement de la désinformation. Prétendre que les intrants qui regorgent dans nos sols et s’accumulent dans les nappes phréatiques créent de la biodiversité, c’est se moquer du monde. Que je sache, ce ne sont pas dans les régions de cultures intensives que l’on rencontre beaucoup d’abeilles, de coquelicots et de chants d’oiseaux. Comment faire croire qu’un maïs insecticide favorise la biodiversité ? Quel est la quantité produite par la plante pendant sa durée de vie. Monsanto communique peut là-dessus. Jean-Pierre Berlan avait interrogé des scientifiques Américains. Qui prétendaient que les sols en recevaient entre 10 000 et 100 000 fois plus que lorsque l’insecticide était pulvérisé, uniquement lors d’une attaque de pyrales. S’il le faut, j’irai chercher ce texte édifiant ; car là, je rapporte de (mauvaise) mémoire.
Ca me rappelle les propos de Houdebine. Qui dénonçait, sans doute à juste titre, la désinformation concernant un troupeau de vaches teutonnes, mortes après avoir ingéré un maïs OGM. Il faisait remarquer que cela était du en fait à des toxines qui s’étaient développées avec des germes parasites. OK. Et le même prétend que les cultures bio sont plus dangereuses que les OGM parce que soit disant il y aurait des germes dans les premiers alors que les seconds en seraient exempts. Prends-nous pour des imbéciles !
On sait que certaines maladies au Moyen-Âge sont dues à ces toxines. Mais cela était la conséquence des mauvaises conditions de stockage. On a le droit de faire du bio (dans le sens de culture traditionnelles, parce que le bio, je n’en ai rien à foutre – la nature est bio, basta), tout en améliorant les techniques. Le progrès n’est pas réservé uniquement à la biogénétique.
Amicalement
Franz
Auteur : natur'elle
[le05/06/2007]
salut!bien d'accord qu'il ne faut pas s'opposer mais discuter: forum, c'est ça non?
Pas d'accord sur ton analyse des travaux de Bourguignon.Sauf si tu m'expliques ce qu'est le cemagref,par qui il est financé, ect...
pas d'accord non plus pour des semis direct avec ogm, on peut faire sans ogm!et pour la biodiversité, tu repasseras!!! les ogm, c'est tout sauf de la biodiversité!ni de la variété: du poison végétalochimique.
Quant à l'érosion, laisse moi rire, dans les régions innondées dans le nord, le sud, lors des tempêtes de 1999 aussi, les catastrophes naturelles de plus en plus violentes, elles ne sont pas dûes au hasard.et l'érosion existe. La fonte des glaciers aussi, la fonte des pôles, le ralentissement des courants marins, etc...même les camps de concentration ont existé!
c'est quoi un faux semis? des tomates qui poussent dans la laine de roche et nourries au goutte à goutte avec de la chimie (à Marmande peut-être) ou à Alméria chez ces cons d'Espagnols ( pas tous)
sous des hectares de serres à perte de vue avec des africains miséreux qui crèvent à bosser pour qu'on bouffe des tomates en hiver? "logés" dans des taudis de serres plastifiées à l'abandon? qui ont quitté leur pays car les produits qu'ils produisent sur place sont plus chers que les produits européens dégueus qui voyagent en avion et camions jusqu'à chez eux, les poussant sur des boat people pour fuir la misère et retrouver la haine, le racisme et l'esclavage? Quand ils ne meurent pas en route en ayant payer des passeurs...
J'espère qu'il y a encore des agri responsables, j'en connais, pas forcément bios, le problème n'est pas là à chipatouiller qui fait mieux que l'autre, l'enjeu est mondial et financier,allez voir le film "we feed the world", on pourra peut-être éclaicir le débat de société. informer n'est pas s'opposer: c'est vous qui interprêtez et vous sentez piqués au vif. sortez aussi de vos préjugés sur la déesse toute science, les bios babas cool fumés, l'écologie c'est de l'utopie, etc...
l'agriculture n'est pas seulement qu'elle soit bio ou pas, un travail de champs et de labours: élevages, même équestre, apiculture, fruits, maraîchage, etc...ne pas oublier que le but de l'agriculture est de nourrir, pas les multinationales et leurs actionnaires, mais les humains.
Je n'ai plus envie de manger de la viande nourrie au soja brésilien ogm, détruisant la forêt amazonienne et le poumon vert de la planète, au maïs ogm et participer à cette horreur innomable et débile.sortez de vos écrans TV et des pubs pour "plats" préparés...
à bientôt, pascal, tu es agriculteur où?
Auteur : pascal
[le05/06/2007]
juste pour repondre à l'interview de Bourguignon:
c'est très intéressant ce qu'il dit notament sur les sols, mais c'est de la désinformation pure. Le Cemagref a sorti une étude de l'évolution du taux de matière organique qui montre qu'il n'y a pas dégradation du sol. "60% des sols en France subissent de l'érosion "c'est faux archi faux.
autre chose, je pense qu'il faut mieux pour le sol et l'activité biologique : du non labour ou semis direct sous couvert avec des ogm ( augmentation de la biodiversité par rapport à un champs traité) que agri bio + labour + 2 ou 3 faux semis + 2 binages. Je m'explique : une étude à montré une baisse de l'activité biologique des sols cultivés en agri bio car le passage répété notament pour faire les faux semis et les binages nuirait au développement des micro-organismes du sol dans l'horizon de surface.
Il faut arréter d'opposer tout le monde sans arret. Bien sur qu'on gros con qui laboure à 40 cm, fertilise comme un ane avec lisier au mois de janvier et qui n'a pas fait une analyse de sol depuis 20 ans est un con, mais sortez un peu de vos préjugés. Il y a aussi des agri responsables qui ont conscience que le sol est une chose fragile, qui font au mieux pour le préserver.
comme de l'autre coté il y a sans doute des agri bio qui laboure profond pour limiter l'enherbement, qui laisent leur sol nu l'hiver...
Il y a de tout partout, ce n'est pas en s'opposant que l'on avance mais en regardant ce qu'il y a de bien chez le voisin et en s'en inspirant. Merci
Auteur : Natur'elle
[le05/06/2007]
c'était au cinéma de Cahors: à voir ABSOLUMENT, euh, sans avoir consommé de poulet à rôtir élevé au soja brésilien , ni de "légumes" d'Espagne...ça ne passera jamais sur les chaînes de TV, Nestlé étant un gros client...j'en reviens.
Auteur : agri47
[le04/06/2007]
sur quelle chaine le film ??stp !!
Auteur : natur'elle
[le04/06/2007]
Ce soir, cinéma!
Avec pop corn Mon 810! Je conseille à tous les pro ogm, les "faux" lubriques et nazillons, ainsi que le vrai moucham, le héros du forum avec arguments bétons, d'y aller. A ce qu'il parait, on ressort végétarien? Voire sans appétit du tout! Je vous dirai ça demain.
"We Feed the World
Ou le marché de la faim"
Quelques critiques : la pertinente utilisation du documentaire par un jeune cinéaste autrichien, Erwin Wagenhofer, pour mettre en lumière, du bout de la Bretagne au fin fond du Brésil, les incohérences du marché mondial de l'alimentation.
En quelques chapitres clairs et convaincants, le réalisateur montre comment se traduit l'agriculture industrielle en termes de chaos écologique, social et humain. Il décortique les stratégies des Etats et celles des groupes agroalimentaires responsables du déséquilibre des richesses … démonstration implacable de « l’assassinat » perpétré sur la planète !
(Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique.
Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales...
Un film subjectif, mais authentique et curieusement tonique. Parce qu'il ne suscite pas le désespoir, mais la critique et la révolte. Plus instructif et moins monotone que "Notre pain quotidien", ce docu est très efficace, ajoute un spectateur…
Mais c’est à nous de trouver des réponses qui restent en suspens !
Alors? Une petite sortie en famille à Marmande ou Agen?ça ne vous dit pas les gars? Mac Do' cinoche, elle est chouette la vie!???
Auteur : Eric
[le03/06/2007]
Les OGM (G.-E. Seralini, février 2006)
"Enjeux et risques des organismes génétiquement modifiés"
Gilles-Eric Seralini, Professeur de biologie moléculaire, Président du Conseil scientifique CRII-GEN
(Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique)
Conférence donnée devant les élèves de l'ENA
1er février 2006
Amphi Jean Zay
http://www.ena.fr/index.php?page=ressources/conferences/2006/seralini
http://video.ressources-ena.fr/video.php?module=video&video_id=20
Auteur : natur'elle
[le03/06/2007]
je viens d'aller voir la grotesque vidéo anonyme financée par Monsanto: des agriculteurs? ces gros nazes?des grosses industries polluantes oui!
regardez bien le montage du film, ré écoutez le discours: ça commence par le pays de la vache folle et de la fièvre aphteuse, un vieux con bourré de tunes et de subventions européennes qui trafique 800ha, ensuite on voit des mecs qui se disent agriculteurs derrière des écrans informatiques, qui parlent de rentabilité de subventions, de survie, de dieu science et de coexistence avec le bio, une petite vue sur des enfants et des pigeons (révélateur!)
puis on parle d'avenir avec un zoom sur un feu de cheminée(on joue avec le feu) petite musique de guitare gentillette, et l'espagne, ah, l'espagne, avec son petit agriculteur qui est diabétique, qui vante les ogm médicaments faits-eux- en labo confinés: A VOMIR! le plein champs et les labos: pas du tout la même problématique!
c'est vraiment pour faire tomber dans le panneau nos chers paysans qui doutent et qui en chient, enchaînés à l'agrobusiness.
A aucun moment on voit un mec qui touche la terre!!! normal, y'a plus de vie dans leur "support"!
c'est bizarre, je n'ai pas vu les mêmes, moi!
je commence à comprendre le bourrage de mou que les pro-ogm ont subi, les gars, les filles, réveillez-vous! ouh ouh! les ricains veulent contaminer le monde, comme les industries avec les nanotechnologies, pour le fric!les espagnols pro ogm assassinent leurs collègues bios et conventionnels qui sont boycottés, les pauvres car contaminés, l'europe et les lobbies sont en train de magouiller les cahiers des charges de l'agriculture bio pour y accepter plus d'ogm et de la chimie, youpiiiiiiiiiiii!
poison mortel, tueurs, assassins, pollueurs subventionnés par notre fric, maffia magouilles,
science opaque,
boycott sur tous les produits anglais et espagnols!!!
tous en bio, vive les jeunes paysans à 4 ha, pleins champs, vive le retour à la ruralité, au direct producteur consommateur, vive le BRF, la permaculture, la tradition, les semences paysannes, et d'autres choses encore contre cette course effrénée dans le mur...de la honte pour nos enfants.
Auteur : Franz
[le03/06/2007]
Mille excuses si un imposteur se permet d'usurper ton pseudo. Cela pose d'ailleurs un problème. En général, le pseudo est attaché à une adresse mel lors de l'inscription. Ce qui évite ce genre de désagrément. Peut-être que le webmaster devrait introduire ce minimum de procédure.
Il reste à argumenter.
Amicalement
Franz
Auteur : pro_ogm
[le03/06/2007]
le vrai !!!!desole natur'elle mais mon double fait le malin !!!!!!!!! quand a toi frantz ,je te laisse debattre avec lui !!!!!!!!! je vais changer de pseudo natur'elle !tu l'auras sur la boite !!!
Auteur : Franz
[le02/06/2007]
Mais que vient foutre ici ce ver lubrique ? Franchement, tu es pitoyable mon garçon. Parce qu'une personne de sexe féminin se permet de s'exprimer en toute liberté te voilà incapable de maîtriser ta libido de lombric attardé. C'est d'une ringardise ! Et ça prétend défendre la modernité ?
On se croirait au village d'avant guerre. Quand les gars pinçaient les fesses des filles dans le dos du bedeau. En croyant qu'elles aimaient ça, les garces. Machistes benêts sortis des jupes de leurs mères dont ils ignoraient qu'elles avaient niqué avec leur père pour qu'ils puissent étaler leur face boutonneuse.
Retourne à ta bétaillère puisque tu es incapable de défendre tes choix. Si ce n'est en faisant appel au juge. Parce qu'aujourd'hui ça t'arrange. Comme tu faisais appel à lui pour empêcher ta copine d'avorter.
Quelle belle humanité !
Salut
Franz
Auteur : natur'elle
[le02/06/2007]
... OGM: Organe Génétiquement Minable
Auteur : pro_ogm
[le02/06/2007]
je me verrais bien dans le" loft "avec toi natur'elle et surtout dans la piscine :!!hihihi !!!
Auteur : natur'elle
[le02/06/2007]
T'inquiètes pas, Aurélien, on s'occupe de la résistance, en patois, et sans financements occultes, on ne se la fait pas à la manière de "la ferme" de TF1...
Auteur : aurelien
[le02/06/2007]
La propagande OGM apparaît sur Daily Motion, un petit film d'interviews d'agriculteurs traduit en six langues sur la chaîne farmereurope... !
http://www.dailymotion.com/farmereurope
Auteur :
[le01/06/2007]
CQFD N°031
LES RAVAGES DE L'AGRICULTURE INTENSIVE
SALE ÉPOQUE POUR LES VERS DE TERRE
Mis à jour le :15 février 2006. Auteur : Jonathan Ludd.
Alors que le gouvernement annonce un projet de loi qui arrange le coup aux producteurs d'OGM, les apprentis-sorciers de l'agriculture intensive ont la vie belle. Sur l'ensemble de l'Europe, ils ont déjà réussi à détruire toute vie organique dans 90 % des sols cultivés. Pour CQFD, l'ingénieur agronome dissident Claude Bourguignon dresse l'état des lieux de ce massacre. Bon appétit !
CQFD : Dans quel état sont les sols agricoles après cinquante ans d'agriculture intensives ?
Claude Bourguignon : Sur l'ensemble de l'Europe, environ 90% de l'activité biologique des sols cultivés a été détruite par l'agriculture intensive. Je dis bien : détruites. Les zones les plus ravagées sont l'arboriculture et la vigne. Or l'activité biologique des sols est indispensable pour l'écosystème. Le sol est une matière vivante : sur trente centimètres d'épaisseur, il concentre 80 % des êtres vivants de la planète. Les vers de terre, à eux seuls, pèsent plus lourd que tous les autres animaux du monde réunis. Mais les sols abritent aussi des bactéries, des champignons et une myriade d'organismes qui se nourrissent de la matière organique. Or en Europe, le taux de matière organique du sol est passé de 4 % à 1,4 % en cinquante ans. Comme toute la vie du sol en dépend, l'écosystème s'écroule : la flore et la faune. En Europe, les populations d'oiseaux, de reptiles et de batraciens ont chuté de 90 % en un demi-siècle.
Comment l'agriculture s'y prend-elle pour tout bousiller ?
Les sols meurent selon un schéma immuable, quel que soit le climat. Sur le plan biologique tout d'abord : en labourant trop profondément, en déversant des engrais chimiques et en abusant du désherbage, l'agriculture fait disparaître la matière organique des sols qui sert d'alimentation à la faune et aux microbes du sol. Ensuite, il y a la mort chimique : le lessivage des éléments entraîne une acidification des sols par perte du calcium, lequel sert de pont d'attache entre les argiles et les humus. Sans calcium, le mélange argilo-humique se détruit et les argiles partent en suspension dans l'eau. Enfin, il y a l'érosion. Lorsque le sol meurt, les argiles se mettent en suspension dans l'eau de pluie. L'eau boueuse emporte les limons, les sables et même les cailloux, ce qui aboutit aux inondations qui ravagent les tropiques. Les vingt dernières années ont été les plus sèches depuis trois mille ans, et pourtant, jamais il n'y a eu autant d'inondations du fait de la mort de nos
sols. En France, 60 % des sols sont frappés d'érosion. Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an. À ce rythme, dans trois siècles, la France ce sera le Sahara ! Et puis, bien sûr, il y a les pesticides qui détruisent la vie organique.
Malgré ces sols dégradés, comment expliquer des rendements aussi prodigieux en agriculture intensive ?
Comme les sols sont biologiquement morts, on leur ajoute de plus en plus d'engrais chimiques ou organiques. Malgré ça, les rendements sont en train de stagner en Europe et baissent en Afrique. On parle de « fatigue des sols ». L'autre conséquence de cette course au rendement, c'est la dégradation des produits. Un exemple : 40 % des blés produits en Europe sont de si mauvaise qualité qu'on ne peut en faire du pain, ils sont donnés directement aux cochons. Nous sommes la première civilisation dans le monde à donner du blé aux cochons pendant que des gosses crèvent de faim ! Il faut comprendre que les gros rendements produisent des cultures de qualité lamentable. Regardez le pain français : il est de si mauvaise qualité qu'il se dessèche à toute allure. Les Français jettent environ 400 000 tonnes de pain chaque année, l'équivalent de la consommation du Portugal. Quel est l'intérêt de polluer l'environnement pour faire du pain qu'on jette à la poubelle ? Et qui, au final, coûte
cher au kilo...
Pourquoi avez-vous démissionné de l'INRA ?
Avec ma femme, également chercheuse à l'INRA, nous avions mis au point une méthode de mesure de l'activité biologique des sols. Elle nous a permis d'établir que les sols étaient en train de mourir à cause de l'agriculture intensive. La réaction de l'INRA a été très violente. Ils ont refusé de publier les résultats de nos recherches. Étant financée par les marchands d'engrais et de pesticides, l'INRA n'avait pas envie que l'on mette en évidence les dégâts causés par ces produits... Alors nous avons claqué la porte et fondé notre propre laboratoire pour aider les agriculteurs à mieux gérer leurs sols.
Comment réagissent les autres microbiologistes des sols de l'INRA ?
La chaire de microbiologie des sols a été supprimée de l'École d'agronomie en 1986. Plus personne n'est formé dans cette discipline. Avec ma femme, nous sommes en quelque sorte des fossiles vivants...
L'INRA est pourtant une institution publique... Ses chercheurs sont censés prendre l'intérêt général à coeur, non ?
Les chercheurs, en général, n'ont pas une conscience politique ou citoyenne très développée. Ce qu'ils veulent surtout, c'est des financements pour leurs recherches, faire joujou dans leurs labos. Tant qu'on leur promettra du pognon pour les OGM, ils chercheront pour les OGM. Cette science sans conscience est à l'image des formations scientifiques actuelles : la philosophie est absente des cursus universitaires. Il ne faut pas s'étonner ensuite que seule une minorité de chercheurs ouvre les yeux et que la majorité soit carriériste et bornée. Reste que les nuisances de l'agriculture intensive prennent une telle ampleur que l'INRA sera bien obligée d'admettre peu à peu les bienfaitsde l'agriculture bio.
Quand on dénonce les conséquences de l'agriculture intensive, les pesticides, la malbouffe, on nous répond souvent : « Vous exagérez, ça ne va pas si mal ! La preuve : l'espérance de vie augmente. »
C'est faux, l'espérance de vie n'augmente plus dans les pays occidentaux. Elle commence même à chuter. C'est le cas des États-Unis. Ils avaient la plus grande espérance de vie du monde occidental en 1950, ils occupent désormais la dernière place. Or ils ont été les premiers à se nourrir de bouffe industrielle. En Angleterre aussi, l'espérance de vie diminue. C'est le pays qui a le plus d'obèses en Europe et qui consomme le plus de nourriture industrielle. De manière générale, l'obésité est en croissance exponentielle dans les pays occidentaux. En France, 17 % des enfants sont obèses. Et on n'a jamais vu un obèse faire de vieux os. Et puis l'agriculture chimique ne date que des années 60. Les gens qui vivent jusqu'à 80 ans en ce moment ont mangé bio jusqu'à l'âge de 40 ans. Leur corps, leur squelette, leur cerveau ont été constitués à partir d'aliments de meilleure qualité qu'aujourd'hui. À l'inverse, les enfants nés à partir des années 70 n'ont connu que la malbouffe. Je pense qu'ils ne feront pas de vieux os. Il suffit de voir les enfants d'aujourd'hui : otites, bronchiolites, asthme... ils sont tout le temps malades ! Si les dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an en Europe, ce n'est pas un hasard. Il y a du souci à se faire !
Et vous, que mangez-vous ?
Du bio. Nous avons quitté la ville avant la naissance de nos enfants, nous vivons à la campagne, nous faisons notre jardin. En tant qu'agronome, je fais très attention aux produits chimiques contenus dans les aliments. Je ne consomme jamais de plats cuisinés ou autres trucs industriels.
Le bio, c'est vraiment une solution ?
Les agriculteurs biologiques ont des sols beaucoup plus actifs que ceux qui travaillent en conventionnel. Mais attention : l'important, c'est de faire des produits de qualité, qui donnent du plaisir à manger. Certains produits bio sont mauvais parce que les paysans mettent trop d'engrais organiques, ce qui fait autant de mal au sol que trop d'engrais chimiques. La façon de gérer les sols est fondamentale. En bio, certains labourent trop profond, ils font les mêmes conneries que les agriculteurs conventionnels. L'important, c'est de chercher la qualité des produits. C'est pour ça que j'apprécie les mouvements comme « slow food » en Italie. L'une des façons de s'opposer au productivisme agricole, c'est de réclamer des produits qui soient bons, pas des tomates ou des pommes insipides.
A-t-on atteint un point de non-retour dans la démolition des sols ?
Non, pas du tout. Il est possible de relancer la vie des sols en remettant de la matière organique. Mais ça demande de replanter des haies, de reboiser les zones sensibles, de gérer la matière organique des villes, etc.
Quel regard portez-vous sur la Confédération paysanne et les faucheurs d'OGM ?
Le combat contre les OGM est essentiel pour la sauvegarde de la démocratie. Mais la Confédération paysanne n'est pas assez radicale dans ses prises de position. Notre modèle agricole est catastrophique. Il faut dénoncer plus durement la politique agricole de l'Union européenne. Ses subventions enrichissent les gros propriétaires terriens et appauvrissent les pauvres. Certains grands propriétaires touchent plusieurs millions d'euros de la PAC chaque année. Imaginez les subventions dans certains pays comme l'Espagne, où 0,6 % de la population possède 80 % des terres. Ou en Angleterre, où 80 % des terres appartiennent à 2% de la population. Les grands seigneurs anglais et espagnols, tout comme les gros céréaliers français, font pression sur l'Europe pour conserver leurs privilèges. Or je ne crois pas que la reine d'Angleterre ait besoin des aides de la PAC... Cela dit, ce système va finir par se casser la figure, car la PAC engouffre 50% du budget de l'UE, alors que
l'agriculture ne produit 2 % des richesses européennes. En attendant, il y a un vrai désespoir dans le monde agricole. Les faillites sont légion. En 1989, il y avait environ 800 000 agriculteurs à temps plein en France. Aujourd'hui, il n'en reste plus que 300 000, et 30 000 disparaissent chaque année. De plus, notre système est mondialement inégalitaire. Sur la planète, on compte 2 800 mètres carrés de terres cultivées par habitant. Or les occidentaux consomment l'équivalent de 6000 mètres carrés par habitant. Il ne faut pas s'étonner que les gens crèvent de faim à l'autre bout du monde... Et puis il y a la pollution de l'air. Par le gaz carbonique qu'elle rejette, l'agriculture intensive contribue pour un tiers au réchauffement de la planète. Par exemple, un labour dégage une tonne de gaz carbonique dans l'atmosphère par minéralisation de la matière organique, alors qu'un semis direct sous couvert et sans labour fixe quatre tonnes de CO2 par hectare.
Vous n'êtes pas un peu catastrophiste ?
Continuer à nier les conséquences de l'agriculture intensive nous mène droit à la catastrophe. Seule une prise de conscience nous sortira de cette situation. Mais si les gens veulent continuer à choper des cancers, c'est leur problème... On ne pourra rien changer tant qu'ils se satisferont de cette malbouffe. Si les citoyens préfèrent dépenser du pognon dans les bagnoles et l'informatique plutôt que dans de la bonne nourriture, c'est leur problème. Je suis sidéré de voir des parents accepter de voir leurs enfants devenir des « petits mammouths » : il faut quand même que notre société aime peu ses gosses pour en arriver là !
Propos recueillis par Jonathan Ludd
Claude Bourguignon est docteur ès sciences et directeur du Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, créé après sa démission de l'INRA en 1989. Expert des sols auprès de l'UE, il est l'auteur de Le sol, la terre et les champs(La Manufacture/ Sang de la Terre, 1989).
Article publié dans le n° 31 de CQFD, février 2006
Auteur : natur'elle
[le01/06/2007]

Qui plante de la vigne, qui plante du tabac? Qui, enfin, trafique tout ça avec de la chimie pour nous tuer à petit feu? il y a beaucoup de maladies qui sont dûes aux produits chimiques, aux pesticides, à notre environnement pourri, aux toxiques présents dans les shampooings, aux produits ménagers, etc...tu crois franchement que les OGM avec 600 fois plus de pesticides dans la plante que ce qu'on épandait dans les champs doit échapper à la règle? Allons! bon sens paysan...
Je ne suis pas hypocrite, je tente de parler avec un mec qui refuse le dialogue d'être humain à être humain.
Evidemment qu'on en mange comme de la vache folle, et alors? ça ne te pose aucun problème de conscience que les gros cons brevètent le vivant?Que des imbéciles comme toi avalent des conneries orchestrées par l'agroalimentaire pour mieux te rendre esclave? Il y a déjà des morts contrairement à ce que tu dis; tu ne vas pas chercher les infos, tes proxénètes n'ont pas de fric pour faire les recherches sur ce qui les dérange.Les médias passent des pubs Bayer pour que les petits vieux déserbent leurs petits potagers: ils ne peuvent pas se passer du fric de la pub et des pressions.Donc les infos importantes ne passent pas.
Le ridicule ne tue pas, le remise en question et l'évolution des mentalités non plus, cher quadragénaire.
Auteur : pro_ogm
[le01/06/2007]
si je semais du poison comme tu dit ;depuis dix ans qu'on en mange ,je crois que il y aurais au moins du avoir 1 MORT ,,, HORS ENTRE SEMER DU POISON QUI NE TUE PAS ET FERMER LES YEUX SUR L ALCOOL ET LA CIGARETTE ??? L HYPOCRISIE AUSSI NE TUE PAS ??
Auteur : natur'elle
[le01/06/2007]
ouh lala! pro-ogm Vincent, ça ne te va pas ta nouvelle coupe!Depuis que tu es assexué, les hormones te montent à la tête: tu ne trouves pas ça débile, toi, de semer du poison?
Viens me voir, je vais t'arranger ça!je te brosse dejà dans le sens du poil, je ne peux pas faire plus!hi hi!Tu veux une coiffeuse à domicile? pas de problème!si tu veux qu'on parle de tout ça concrêtement, je t'ai déjà tendu la main...des paroles, aux actes, je peux te faire rencontrer des agriculteurs qui s'en sortent sans pour autant s'alliéner aux marchands de cauchemars qui sous prétexte de nourir la planète s'en foutent pleins les fouilles en ruinant les paysans et l'environnement, et ça c'est du concrêt!!!Comment a fait l'homme avant l'agrochimie pour se reproduire, se nourrir et vivre pendant des millions d'années? La famine existe encore dans le monde alors que l'europe est en surproduction alimentaire...c'est une réalité, ça, elle est débile, alors les propositions des écolos à côté, que tu juges sans connaître, c'est très facile.
Quand je vais au supermarché acheter des haricot verts d'afrique ou du chili, de l'ail de chine, du raisin de tataouine, des fraises d'espagne,etc...j'ai plutôt l'impression qu'on ruine notre agriculture française et que les filières de production intensive et d'exploitation humaine à haut rendement, rendent de bons services et profits financiers aux grosses "chaines" alimentaires. Si le consommateur y regardait de plus près, que les gros agriculteurs de père en fils arrêtaient de grossir pour tuer son voisin et de magouiller avec la safer pour acheter le moindre m2 afin d'empêcher l'installation d'un petit jeune, on pourrait reconsidérer un tissu rural et une économie plus proche et humainement plus agréable.
Si je peux me permettre, tu carricatures aussi bien que moi!Mais tu sais que je t'aime bien finalement?
Pourquoi tu ne veux pas qu'on se parle de vive voix?
Autrechose, j'ai rencontré pleins de ploucs(je viens du Loiret, ça aide), des bios, pas bios, et on s'en fout, mais des transgéniculteurs, jamais! Toi, connais-tu enfin plutôt as-tu déjà discuté et visité une ferme autonome, écologique avec une production biologique, pour de vrai, tu sais que ça existe sur terre? As-tu été ailleurs que dans le Lot et Garonne? Tu peux m'écrire sur ma boite mail...
Page : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 [ 30 ] 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 |