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Auteur : pro_ogm [le09/03/2008]
surement et certainement mieux eleve que les fauchieurs volontaires aux longues rippes et fringues comme des clodos fumeurs de cannabis et alambics a biere !!!!!!!!!!!!!!!!!

Auteur : bubu [le08/03/2008]
Sacrément mal élevé ce gars la .

Auteur : PRO OGM [le07/03/2008]
on rira bien quand le peuple crira famine avec vos supers rendements bio ??? votre ideologie de produire moins et plus cher ne feras qu'accentuer la misere et la malnutrition comme deux et deux font quatre !!remarque dans 20ans le cannibalisme seras peut etre revenu a la mode ??

Auteur : Eric [le07/03/2008]
*
pro_ogm, c'est les toxines hybrides qui vont te tomber dessus, après, ce sera le peuple...

Auteur : Eric [le07/03/2008]
*
Communiqué de presse CRIIGEN - mars 2008
Le maïs OGM Bt MON 810 a des caractéristiques génétiques inattendues

Le Pr. Marcello Buiatti et son équipe de l'Université de Florence, en
Italie, viennent de publier dans une revue internationale de haut niveau
(Rosati et al., Plant. Mol. Biol., 2008) des résultats étonnants qui
remettent en cause la caractérisation génétique du maïs OGM Bt MON 810. Le
Pr. Buiatti est membre du conseil scientifique du CRIIGEN et a également
présenté ses résultats lors d'une séance de la Société de Biologie à Paris
récemment, où d'autres études de scientifiques du CRIIGEN ont été exposées.

L'article est intitulé « Characterisation of 3' transgene insertion site and
derived mRNAs in MON810 YieldGard® maize »
par Alessio Rosati, Patrizia
Bogani, Alisa Santarlasci, et Marcello Buiatti. Plant Mol. Biol. (2008) DOI
10.1007/s11103-008-9315-7.

Cet article révèle que le gène ajouté, caractéristique de l'OGM, et codant
pour la toxine insecticide Bt MON 810 s'est inséré dans un autre gène du
maïs qui ressemble à 80% à une ubiquitine-ligase.
Les ubiquitine-ligases sont des enzymes importantes notamment pour la régulation de plusieurs
fonctions cellulaires. De plus, l'insertion de la construction génétique de l'OGM Bt dans ce gène de la plante pourrait permettre la formation de nouvelles toxines insecticides « hybrides ».
Les conséquences sur la
biosécurité de ces faits ne sont pas connues.
En tout cas, ces résultats sont la preuve de la nécessité de renouveler les techniques utilisées dans
la description moléculaire et biochimique des OGM désormais obsolètes.

Le CRIIGEN souligne combien la réglementation des OGM devrait évoluer vers une obligation d'obtenir la séquence des gènes artificiels après leur intégration dans des organismes vivants, avec celle des gènes les entourant, et combien la toxicité des nouveaux insecticides Bt devrait être mieux et plus longtemps étudiée.

Le maïs-insecticide Bt MON 810 est le seul OGM vraiment cultivé
commercialement en Europe aujourd'hui, sur moins de 1% des surfaces agricoles.
Sa réévaluation est prévue en 2008.
La France a plaidé récemment pour un moratoire sur ses cultures, suite à de nombreuses interrogations du Comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM, qui n'avait pas pris en compte ces récents résultats. Le moratoire à la consommation et à l'importation de la nourriture animale pourrait être étudié.

Contacts en France : CRIIGEN Tél : +33 (0) 2 31 56 54 89 ou 56 84 - mail : criigen@unicaen.fr

Auteur : pro_ogm [le03/03/2008]
mieux vaut etre vulgaire que hors la loi et terroriste !! vous etes aller jusqu'a ce qu'un agriculteur se pende avec vos conneries de harcelement moral , certains de chez vous envois des lettres anonymes avec des menaces de mort a mon ami de grezet -cavagnan que tu connais bien ; et vous vous dites donneurs de lecons ?? tu vas tomber sur qui ?? mefie toi que ce ne soit pas l'inverse vis a vis de certains exites de chez vous ??

Auteur : Eric [le02/03/2008]
*
pro_ogm alias PASTEQUE Ip: 90.16.42.21
Fait attention à tes propos....
Non seulement tu es vulgaire et dangereux pour notre avenir mais en plus tu représentes les transgéniculteurs et ton image va nous aider à leur tomber dessus...
Merci.

Auteur : PASTEQUE [le02/03/2008]
ben didonc cousine ! on t'a pas choppe a toi pour hallowen ?, tu t'en est bien tiree ou bien fait tirer ??

Auteur : citrouille [le01/03/2008]
Tu l'as lu son livre? Non, hein? Tu devrais, ça ter emttrait le coucou que tu as dans la tête à l'heure, manque de pot je crois que le round-up a bouffé tous les ressorts!
Et toi tu y es pas dans la boue? Non, pardon c'estde la m... Tu la crois aussi con que toi? a mon avis, il y a un gouffre netre vous, et toi tu es en bas du trou!
Le pire c'est qu'elle n'a rien inventé! Tonsanto et ses crimes contre l'humanité, ça date pas d'hier!

Et ça tu comprends :
Mensonge Organisé et Narcissique d’un Semencier Avide de Nécro-Technologie et d’Or!

Auteur : pro_ogm [le01/03/2008]
j aimerais savoir combien de personnes cette pintade est capable de faire vivre ?? elle ne sais meme pas reconnaitre un epis de mais d'un epis de ble ! c'est encore une improductive qui ne sais vivre qu'au crochet de la societe :! critiquer les autres voire les trainer dans la boue c'est facile !! mais qu'est ce que elle a invente ?? qu'est ce qu'elle produit a par des bouquins nazes ecris pour les nazes !!

Auteur : Eric [le01/03/2008]
*
Enquête accablante sur le leader des OGM, Monsanto

Un livre et un documentaire signés Marie-Monique Robin brossent le portrait de ce géant de l'agrochimie, inventeur de quelques-uns des pires polluants de la planète.
Eliane Patriarca, 29 février 2008
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/312719.FR.php


C'est une mission de salut public qu'a accomplie Marie-Monique Robin.


Il a fallu trois ans d'enquête à cette journaliste indépendante pour assembler toutes les pièces du puzzle et dresser, dans un livre touffu et un documentaire qui sera diffusé sur Arte début mars (1), un portrait accablant de Monsanto, cette multinationationale au superbe slogan:«Nourriture, santé et espoir».
Cette firme a produit nombre des pires produits qui ont empoisonné notre planète et ruiné notre santé: les PCB (polychlorobiphényles, polluants organiques persistants plus connus en France sous le nom de pyralène), des herbicides dévastateurs comme l'agent Orange utilisé pendant la guerre du Vietnam, la dioxyne à l'origine, par exemple, de la catastrophe de Seveso en 1976 en Italie, et le Roundup, cet herbicide si familier aux jardiniers, longtemps vanté comme "biodégradable et bon pour l'environnement" (ce qui a valu à la firme d'être condamnée aux Etats-Unis puis en France pour publicité mensongère), qui s'est révélé cancérigène. Aujourd'hui, Monsanto est le leader mondial des OGM.

"Documents disponibles sur Internet"

Lauréate du prix Albert-Londres (1995), réalisatrice de nombreux documentaires, Marie-Monique Robin le dit avec modestie: il lui a suffi de fouiller sur Internet pour trouver tout le terreau nécessaire au début de son travail. "La grande majorité des documents que je cite dans mon livre, écrit-elle ainsi en introduction, sont disponibles sur la Toile. Il suffit de les chercher et de les relier entre eux, ce que j'invite le lecteur à faire, car c'est vraiment fascinant : tout est là et personne ne peut raisonnablement dire qu'on ne savait pas."

Documents déclassifiés, rapports, articles de presse: ce n'est effectivement pas la première fois que la firme créée en 1901 à Saint-Louis dans le Missouri est mise en cause, ses produits hautement controversés et son passé sulfureux. Mais le travail de Marie-Monique Robin est remarquable et salvateur, car il donne du sens à toutes ces pièces éparses.

Ténacité et rigueur

La journaliste est allée enquêter aux Etats-Unis, en Norvège, en Italie, au Canada, au Mexique, au Paraguay, en Inde... pour, chaque fois, "confronter la parole de Monsanto à la réalité du terrain". Même si la firme du Missouri a toujours refusé de répondre à ses questions. Stratégie habituelle de cette entreprise envers tout journaliste qui ne lui semble pas "acquis" à sa cause.

Avec ténacité et rigueur, la journaliste a recueilli nombre de témoignages inédits et rencontré de nombreux "lanceurs d'alerte": La plupart du temps des chercheurs qui ont dénonçé, écrit-elle "ici une manipulation, là un mensonge ou encore des drames humains à répétition" et qui l'ont payé par de graves difficultés personnelles ou professionnelles, Monsanto optant pour une discréditation sans merci de ceux qui osent contester le bien-fondé de ses produits.

Un milliard de dollars de bénéfices en 2007

En retraçant l'histoire de ce mastodonte de l'agrochimie - 17.500 salariés, un chiffre d'affaires de 7,5 milliards de dollars en 2007 (dont un milliard de bénéfices) et une implantation dans 46 pays - qui préfère se présenter sur son site Web comme une "entreprise agricole" dont l'objectif est d'"aider les paysans du monde à produire des aliments plus sains", Marie-Monique Robin montre que l'entreprise a toujours adopté la même attitude: informée des risques sanitaires et environnementaux induits par ses produits, "elle enferme les données dans un tiroir et ne dit rien aux autorités sanitaires, et surtout pas à ses ouvriers".

Et comme tout journaliste qui a eu à travailler sur Monsanto, Marie-Monique Robin s'interroge: "Comment des êtres humains comme moi peuvent-ils consciemment courir le risque d'empoisonner leurs clients et l'environnement sans penser un instant qu'eux-mêmes ou leurs enfants seront peut-être victimes de leurs négligences?"

Croissance exponentielle

Aujourd'hui, le vrai danger vient, selon la journaliste, de la croissance exponentielle des cultures OGM, qui ont couvert quelque 100 millions d'hectares en 2007, dont 90% correspondent à des caractéristiques génétiques brevetées par Monsanto. Là encore, Marie-Monique Robin a le mérite de pointer le vrai danger des OGM, et ainsi d'éclairer le sens profond du combat de José Bové et des faucheurs volontaires. Outils destinés à imposer un nouvel ordre agricole mondial en assurant l'hégémonie de quelques firmes agrosemencières, les OGM menacent la diversité génétique planétaire et privent les paysans de leur indépendance et du droit ancestral d'échanger les semences.

En outre, montre Marie-Monique Robin, les études suffisantes pour vérifier l'innocuité des OGM n'ont jamais été menées à cause du "principe d'équivalence en substance " qui établit qu'un plant transgénique est identique à un plan non modifié, et que donc les expériences sont inutiles!

Le Monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin, éditions de la Découverte. 20 euros. Parution le 6 mars.

(1) Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien, de Marie-Monique Robin. Documentaire diffusé le 11 mars sur Arte.

Auteur : Eric [le28/02/2008]
*
Pas de censure, juste un bug réparé.

Auteur : maisman [le27/02/2008]
bien joue le censeur de post ??

Auteur : Eric [le21/02/2008]
*
Comme deux et deux font quatre… dollars
par Guillaume de Crop,
reçu via le collectif anti OGM d'Ile de France


Mensonge Organisé et Narcissique d’un Semencier Avide de Nécro-Technologie et d’Or:
chacune de ces lettres valident chacune de ses pratiques. « Le monde selon Monsanto », livre de Marie-Monique Robin, développe ce jeu de maux acronymiques, un par un.

En cette mi-février, le hasard me pose dans les mains une préversion du livre à sortir le 6 mars: j’en avale les 45 premières pages lors d’un voyage wagonesque trop court. Cette durée « au rabais » m’empêchant de fait d’en ingurgiter d’avantage, elle m’évite l’indigestion annoncée devant tant de cynisme.

L’écrit met en haleine et la version filmée coupe le souffle (1) :
dissimulation de preuves, agrochimie meurtrière, pression pressentes et mensonges mensongés, collusion entreprise-politique, toute puissance, asservissement mortifère par le brevet, je m’en foutisme environnemental...

J’en passe et des meilleurs. Tout ce que la société civile dénonce
depuis des dizaines d’années est ici démontré, étayé, condensé.
Comme 2 et 2 font 4… dollars.

Si j’étais ministre de l’Environnement, j’organiserais une petite séance de cinôche gratôche, comme ça, histoire d’ouvrir zyeux et zoreilles des
député(e)s et sénateurs(trices).

Vous savez, ceux et celles qui
n’écoutent pas leur peuple, mais votent de bizarres Bizeterie tels un nouveau
délit de « destruction aggravé de champs d’OGM ».

Après avoir lu ce que j’ai lu, vu ce que j’ai vu et entendu ce que
j’ai entendu, j’ai raison de penser ce que je pense : en bon faucheur, j’me
r’f’rais bien un 100 mètre-Maïs-OGM-M.O.N.S.A.N.T.O. Pas vous ?

(1) « Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien », diffusée
sur Arte le 11 mars 2008, à 21h. A regarder entre amis, avec la famille, son député,etc…

Auteur : pro_ogm [le21/02/2008]
he ben ; LA SECTE ANTI TOUT a un bel avenir devant elle avec toutes ses conneries ennumerees les unes derriere les autres !!pour ton enquete de capital sur une perte eventuelle pour le mais ogm allant jusqu'a 530€ ha ?? c'est une tres grosse connerie ,le mec qui a ecrit ça n'a surement jamais vu un grain de mais !! pour ma pars ayant fait du mais bt j'ai fait au moins 15 qx de plus que si j'avais fait un conventionnel !! a 175€ /tonne ? fait le calcul !

Auteur : Eric [le20/02/2008]
****
L'interview de Marie-Monique Robin

Marie-Monique Robin, réalisatrice du documentaire Le monde selon Monsanto nous explique les raisons et le déroulement d’une enquête passionnante qui met gravement en cause une multinationale hautement controversée.


http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/Entretien%3Ehttp://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/Entretien-de-Marie-Monique-Robin/1912692.html

Auteur : Eric [le20/02/2008]
*
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR MICHEL BARNIER,
MINISTRE DE L’AGRICULTURE


Votre ministère a approuvé un procès contre la biodiversité cultivée. Vous avez fait cause commune dans vos accusations avec la fédération des industriels de la semence (FNPSPF). A l’issue de ce procès, mené contre l’association KOKOPELLI, l’état français a obtenu que les semences reproductibles ou de variétés anciennes soient considérées comme illégales, puisque non inscrites dans votre catalogue.

Les paysans, les maraîchers professionnels n’ont plus le droit de fournir à nos concitoyens les fruits et légumes dont ils ont envie ou besoin. La diversité cultivée est indispensable à notre survie, mais aussi la plus fragile, car artificielle. Cette biodiversité alimentaire est partie intégrante de notre patrimoine, elle constitue nos terroirs et permet à l’art culinaire français de rayonner sur toute la planète. Suite à vos actions, ce patrimoine n’a aujourd’hui plus droit d’être.

Tout ceci pourrait être une méprise, si vos services, en l’occurrence le GNIS, n’avaient commis un communiqué de presse qui ne laisse aucun doute quant au sort que vous entendez réserver aux semences anciennes.
Le GNIS, en niant l’action de sauvegarde de l’association KOKOPELLI, en contestant le bien-fondé des prises de positions de madame KOSCIUSKO-MORIZET et les demandes des sénateurs en faveur de la biodiversité cultivée fait allégeance définitive à l’agro industrie semencière et chimique. Vous refusez de manière irréversible aux consommateurs actuels et futurs le droit de choisir par eux-mêmes leur alimentation, tout en affirmant la privatisation du vivant.

Le 25 février prochain doit se tenir à Bruxelles une réunion du Comité Technique Permanent qui peut sceller le devenir des semences reproductibles appelées pour la circonstance « en voie d’érosion génétique ». Si le texte actuel est adopté en l’état : restrictions quantitatives et restrictions géographiques, c’est la fin de l’accès collectif à la diversité potagère ou agricole cultivée. Des milliers de variétés héritées de nos prédécesseurs vont être définitivement séquestrées. La gestion par le seul BRG n’est ni satisfaisante, ni rassurante, d’autant plus que l’état français n’a pas les moyens financiers d’assurer un travail de conservation in situ et in vivo.
Il est de votre devoir et dans vos possibilités de protéger les bases génétiques de notre alimentation, tout en les laissant à la libre disposition des particuliers, comme des professionnels.

Il est impératif que vous demandiez et obteniez la levée des restrictions, tant géographiques, que quantitatives, visant à interdire la diffusion des ressources phytogénétiques. Ces semences à qui certains voudraient attribuer un rôle mineur, de façon à les discréditer, sont en fait un enjeux et un atout majeurs pour la souveraineté alimentaire des générations futures et le développement durable.

Les semences anciennes malléables, adaptables sauront répondre au challenge imposé demain à l’agriculture, en raison des perturbations climatiques. Le bagage génétique des semences patrimoniales est incontestable ; constitué pendant des milliers d’années de coévolution entre le climat, l’homme, les possibilités et les besoins de l’un et de l’autre. L’agriculture intensive chimique, artificialisante, n’est pas durable. Osez la bienveillance envers les générations futures : offrez leur la possibilité de choisir en disposant du plus vaste patrimoine génétique reproductible possible.

Votre crédit de ministre est à ce prix : libérez les semences reproductibles, monsieur BARNIER, ce sera une petite compensation à la privatisation des semences que vous accordez, par le biais de votre catalogue officiel, aux hybrideurs, cloneurs et privatiseurs du vivant. Votre catalogue est très explicite : pour certaines espèces, les seules firmes SYNGENTA, MONSANTO et LIMAGRAIN sont propriétaires de plus de 90 % des variétés. D’autres sont 100 % hybrides ou OGM. Le service responsable du catalogue est le GNIS : sous votre responsabilité, il ose se présenter comme « véritable spécialiste de la biodiversité !!! » La semence mérite tellement mieux que d’être confiée à une banque de semences ou à un catalogue.

Confiez-la à ceux qui l’ont créée et choyée depuis son origine : la terre, ses paysans, ses jardiniers, ceux qui la connaissent et qui, par amour de la Vie et de leur prochain, auront à cœur de la transmettre.

Soyez le ministre de toutes les agricultures, pas seulement celui de l’hybridation choisie, des quotas de pêche renégociés, les nappes phréatiques polluées et des OGM en pleins champs. Il est dans l’air du temps de renier mai 68 : dilapidez nos semences au seul profit de l’agrobusiness et vous réactualiserez le plus abject des slogans : NO FUTUR.

La guerre au vivant que vous conduisez aujourd’hui est une guerre aux vivants de demain. De quel droit décidez-vous pour des générations qui ne sont pas là pour s ‘exprimer ? Avez-vous seulement songé en offrant le monopole de nos semences aux seules multinationales agro-industrielles qu’un jour une classe de primaire, consultant le guide de production de semences de KOKOPELLI se demandera ce que sont devenus tous ces légumes, toutes ces céréales.
En souvenir de la biodiversité alimentaire perdue, chaque enfant devra-t-il alors adopter le nom d’une variété ?

Vous êtes maintenant au courant, monsieur BARNIER, le gouvernement auquel vous appartenez aussi.
Il ne tient qu’à vous que nous puissions être respectueux de nos concitoyens, de notre mémoire, comme de notre avenir.…
ou que nous soyons complices d’une atteinte à la souveraineté alimentaire.

Auteur : Eric [le20/02/2008]
*
Agriculture : une étude confidentielle sème l’embarras chez les partisans
des OGM


Alors que le maïs transgénique Monsanto 810 continue de faire l’objet d’une
vive polémique, une étude confidentielle de l’Office national
interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), habituellement pro-OGM
s’avère embarrassante pour les partisans des organismes génétiquement
modifiés.

Cette enquête révèle en effet que le maïs français coûte 22 euros de plus
par tonne que le maïs brésilien génétiquement modifié avec le procédé
Monsanto 810, et 53 € de plus par tonne que le maïs argentin modifié avec
d’autres procédés génétiques, dont l’Herculex. Cela signifie que l’ouverture
de nos frontières à ce type de produits entraînerait pour les producteurs de
maïs français une baisse de leur chiffre d’affaires de 220 à 530 € par
hectare.

Source : capital.fr

Auteur : Eric [le19/02/2008]
*
L'« arche de Noé végétale » en Arctique
F. William Engdahl

Dans un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard, (près de l’Océan Arctique), Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour rassembler toutes les semences du monde. Ses partenaires sont : la Fondation Rockefeller, Monsanto, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège.

Que cache ce projet d’Arche de Noé végétale ?

La paresse est une chose dont ne peut être accusé le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Programmant déjà à 14 ans, il fondait Microsoft à 20 ans alors qu'il étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes l'enregistrait comme l'homme le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa société qui a établi avec acharnement un monopole de fait dans les systèmes informatiques pour ordinateurs personnels.

En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation penseraient se retirer sur une île calme du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Bill et Melinda Gates Fondation, la plus grande fondation privée « transparente, » comme il dit, avec une énorme dotation de 34,6 milliards de dollars et l'obligation légale de dépenser 1,5 milliards de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde afin de maintenir son statut d'organisation caritative exemptée d'impôt. En 2006, le cadeau d'environ 30 milliards de dollars en actions de Berkshire Hathaway d'un ami et associé en affaires, le super-investisseur Warren Buffett, plaçait la fondation de Gates dans une catégorie qui dépense presque la somme totale du budget annuel de l'Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS).

Alors, quand Bill Gates décide d'investir quelques 30 millions de dollars de son argent durement gagné dans un projet par l'intermédiaire de la Fondation Gates, ça vaut la peine de jeter un coup d'œil.

Nul projet n'est pour le moment plus intéressant que cette curieuse entreprise dans l'un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard. Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l'Océan Arctique, à quelque 1.100 kilomètres du Pôle Nord. Le Svalbard est un bout de roche stérile revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 par un traité international (voir la carte).

Sur cette île perdue, Bill Gates investit des dizaines de millions avec la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, entre autres, dans ce qui est appelé doomsday seed bank [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l'archipel de Svalbard.

La chambre forte pour semences est en cours de construction à l'intérieur d'une montagne sur l'île de Spitsbergen, près du petit village de Longyearbyen. Selon leur communiqué de presse, c'est presque prêt pour le « business. » La chambre forte aura des portes doubles à l'épreuve des explosions, avec des détecteurs de mouvement, deux sas, et des murs en béton armé d'un mètre d'épaisseur. Elle contiendra jusqu'à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » selon le gouvernement norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour empêcher l'humidité. Il n'y aura pas de personnel à temps plein, mais l'inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine éventuelle.

Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes puisse être préservée pour l'avenir. » Quel avenir, prévu par les sponsors de l'arche de Noé végétale, menacerait la disponibilité actuelle des semences, leur quasi totalité étant déjà bien à l'abri dans des chambres fortes aux quatre coins du monde ?

Chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et Syngenta se rencontrent sur un projet commun, il vaut la peine de creuser un peu plus profondément sous les roches de Spitsbergen. Quand nous le faisons, nous trouvons des choses fascinantes.

Le premier point remarquable est qui parraine l'arche de Noé végétale. Ceux qui s'unissent aux Norvégiens sont, comme noté, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de l'agro-alimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l'un des plus grands propriétaires de brevets d'organismes génétiquement modifiés (OGM), de semences de plantes et de produits apparentés de l'agrochimie ; Syngenta, à travers sa fondation, la principale compagnie suisse de semences OGM et de produits de l'agrochimie ; la Fondation Rockefeller, le groupe privé qui a créé la révolution génétique, avec plus de 100 millions de dollars de semences depuis les années 70 ; le CGIAR, le réseau mondial créé par le Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique à travers la conversion de l'agriculture.


LE CGIAR ET « LE PROJET »

Comme je l'ai exposé en détail dans le livre Seeds of Destruction (1), en 1960 la Fondation Rockefeller, le Conseil sur le Développement de l'Agriculture de John D. Rockefeller III et la Fondation Ford, ont uni leurs forces pour créer l'Institut International de Recherche sur le Riz (IRRI) à Los Baños, aux Philippines. En 1971, l'IRRI de la Fondation Rockefeller, avec leur Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé au Mexique et deux autres centres de recherche internationaux créés par les fondations Rockefeller et Ford, l'IITA pour l'agriculture tropicale, au Nigeria, et l'IRRI pour le riz, aux Philippines, se sont combinés pour former le Groupe Consultatif International sur la Recherche Agricole (CGIAR).

Le CGIAR a été formé lors d'une série de conférences privées organisées au centre de congrès de la Fondation Rockefeller, à Bellagio en Italie. Les principaux participants à Bellagio étaient George Harrar de la Fondation Rockefeller, Forrest Hill de la Fondation Ford, Robert McNamara de la Banque Mondiale, et Maurice Strong, l'organisateur environnemental international de la famille Rockefeller, qui, en tant que mandataire de la Fondation Rockefeller, avait organisé le Sommet de la Terre de l'ONU à Stockholm en 1972. Cela faisait partie des longues décennies de mise au point de la fondation pour détourner la science au service de l'eugénisme, une hideuse version de la pureté raciale, qui était appelée Le Projet.

Pour garantir un impact maximum, le CGIAR a impliqué l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le Développement et la Banque Mondiale. Ainsi, à travers l'influence soigneusement planifiée de ses ressources initiales, au début des années 70 la Fondation Rockefeller était à même de façonner la politique agricole mondiale. Et elle ne s'en est pas privé.

Financé par de généreuses bourses d'étude des fondations Ford et Rockefeller, le CGIAR a veillé à ce que les principaux scientifiques de l'agriculture et les agronomes du Tiers Monde soient amenés aux USA pour « maîtriser » les concepts de production de l'agro-alimentaire modernes, afin qu'ils les ramènent dans leur patrie. Dans l'opération, ils ont créé un réseau d'influence extrêmement utile à la promotion de l'agro-alimentaire étasunien dans ces pays, et plus particulièrement à la promotion de la « Révolution Génétique » des OGM dans les pays en développement. Et tout cela au nom de la science et de la rentabilité du marché agricole libre.


UNE RACE SUPÉRIEURE GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉE ?

La chambre forte à semences de Svalbard commence à présent à devenir intéressante. Mais ça devient encore mieux. « Le Projet » que j'ai évoqué est, depuis les années 20, le projet de la Fondation Rockefeller et de puissants intérêts financiers d'utiliser l'eugénisme, rebaptisé aujourd'hui génétique, pour justifier la création d'une Race Supérieure génétiquement modifiée. Hitler et les Nazis l'appelaient la Race Supérieure Arienne.

L'eugénisme d'Hitler a été financé dans une large mesure par cette même Fondation Rockefeller, qui est aujourd'hui en train de construire une arche de Noé végétale pour préserver des échantillons de toutes les graines de notre planète. Maintenant, ça devient vraiment intrigant. Cette même Fondation Rockefeller a créé la discipline pseudo-scientifique de la biologie moléculaire dans sa poursuite acharnée à réduire la vie humaine à une « séquence génique définie » qui, elle l'espérait, pourrait être ensuite modifiée dans le but de changer à volonté les caractéristiques humaines. Les eugénistes d'Hitler, dont beaucoup ont été tranquillement ramenés aux États-Unis après la guerre pour y poursuivre leurs recherches biologiques sur l'eugénisme, qui ont jeté de nombreuses bases du génie génétique des diverses formes de vie, ont été ouvertement soutenus jusque dans le Troisième Reich par les généreuses subventions de la Fondation Rockefeller. (2)

Cette même Fondation Rockefeller a créé la fameuse Révolution Verte lors d'un voyage au Mexique en 1946 de Nelson Rockefeller et d'Henry Wallace, ancien secrétaire de l'agriculture de New Deal et fondateur de la compagnie Pioneer Hi-Bred Seed.

La Révolution Verte visait à résoudre à grande échelle le problème de la faim dans le monde, au Mexique, en Inde et dans d'autres pays choisis où travaillait Rockefeller. Norman Borlaug, l'agronome de la Fondation Rockefeller, a gagné le Prix Nobel de la Paix pour son travail, un truc à ne sûrement pas se vanter avec des gens comme Henry Kissinger qui se partagent le même.

En réalité, comme il est apparu des années plus tard, la Révolution Verte était une brillante manigance de la famille Rockefeller pour développer un agro-alimentaire mondialisé qu'elle pourrait ensuite monopoliser, tout comme elle l'avait fait dans le monde de l'industrie pétrolière en commençant un demi-siècle auparavant. Comme Henry Kissinger l'avait déclaré dans les années 70 : « Si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez le pays ; si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez la population. »

L'agro-alimentaire et la Révolution Verte de Rockefeller allaient de pair. Ça faisait partie d'une grande stratégie qui incluait le financement de la recherche par la Fondation Rockefeller pour développer quelques années plus tard le génie génétique des plantes et des animaux.

John H. Davis fut adjoint du ministre de l'Agriculture sous la présidence de Dwight Eisenhower au début des années 1950. Il quitta Washington en 1955 et se rendit à Harvard Graduate School of Business, un lieu inhabituel à cette époque pour un expert en agriculture. Il avait une stratégie claire. En 1956, Davis a écrit un article dans le Harvard Business Review, où il déclarait que « la seule façon de résoudre une fois pour toutes le fameux problème agricole en évitant la lourdeur des programmes gouvernementaux, est de faire progresser l'agriculture pour l'agro-alimentaire. » Il savait précisément ce qu'il avait en tête, même si peu de gens avaient d'indice à l'époque : une véritable révolution dans la production agricole qui concentrerait le contrôle de la chaîne alimentaire entre les mains des multinationales, loin de la traditionnelle famille d'agriculteurs. (3)

Un aspect crucial de la conduite des intérêts de la Fondation Rockefeller et des sociétés agro-alimentaires étasuniennes, était le fait que la Révolution Verte se basait sur la prolifération de nouvelles semences hybrides pour le développement des marchés. L'aspect essentiel des semences hybrides est leur manque d'aptitude reproductrice. Les hybrides avaient été élaborés par protectionnisme contre la prolifération. Contrairement à la pollinisation libre des espèces naturelles, dont la semence donne un rendement semblable à celui de ses parents, le rendement de la semence portée par une plante hybride est sensiblement inférieur à celui de la première génération.

Cette baisse de rendement propre aux hybrides impliquait que les agriculteurs devaient normalement acheter des semences chaque année pour obtenir un rendement élevé. En outre, le rendement plus bas de la deuxième génération éliminait le commerce de semences que font souvent les producteurs sans l'autorisation du semencier. Ça empêchait la redistribution des semences de cultures commerciales par des intermédiaires. Si les grands semenciers multinationaux étaient capables de contrôler en amont la semence des lignées parentales, aucun concurrent ou agriculteur ne serait en mesure de produire d'hybride. La concentration mondiale des brevets de semences hybrides dans une poignée de gigantesques semenciers, dirigés par Pioneer Hi-Bred de DuPont et Dekalb de Monsanto, préparait le terrain à la révolution des semences OGM ultérieure. (4)

En réalité, l'introduction des techniques agricoles modernes étasuniennes, les engrais chimiques et les semences hybrides commerciales, ont rendu tous les agriculteurs locaux des pays en développement, en particulier les plus grands et les plus solides, dépendants de l'étranger, surtout des produits de base de l'agro-alimentaire et de la pétrochimie étasuniennes. C'était la première étape de ce qui devait être un processus soigneusement planifié sur plusieurs décennies.

Grâce à la Révolution Verte, l'agro-alimentaire a fait de grandes percées dans des marchés dont l'accès étaient auparavant limité aux exportateurs étasuniens. La tendance a par la suite été baptisée « Agriculture orientée vers le marché. » C'était en réalité le contrôle de l'agriculture par l'agro-alimentaire.

À travers la Révolution Verte, la Fondation Rockefeller et plus tard la Fondation Ford ont travaillé main dans la main, façonnant et soutenant les objectifs de la politique étrangère de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et de la CIA.

L'un des principaux effets de la Révolution Verte fut de dépeupler les campagnes, de forcer les paysans à fuir vers les bidonvilles des bas quartiers autour des villes, en recherche désespérée d'un travail. Ce n'était pas le hasard, ça faisait partie du plan visant à créer des bassins de main-d'œuvre bon marché pour les prochaines industries multinationales étasuniennes, la « mondialisation » de ces dernières années.

Quand l'auto-promotion autour de la Révolution Verte s'est calmée, les résultats étaient assez différents de ce qui avait été promis. Des problèmes ont surgi de l'usage sans discernement des nouveaux pesticides chimiques, avec souvent de graves conséquences pour la santé. Avec le temps, la monoculture de nouvelles variétés de semences hybrides a réduit la fertilité du sol et le rendement. Les premiers résultats étaient impressionnants : rendement doublé, voire triplé, de certaines cultures comme le blé et plus tard le maïs au Mexique. Des rendements qui ont rapidement fondu.

La Révolution Verte était généralement accompagnée de grands projets d'irrigation, avec souvent des prêts de la Banque Mondiale pour la construction de nouveaux énormes barrages et, dans le processus, l'inondation de régions auparavant habitées et fertiles. Ainsi, le rendement plus grand du super blé était produit en saturant le sol avec d'énormes quantités d'engrais, fait de nitrates et de pétrole, des matières premières que contrôlaient les sept grandes compagnies pétrolières sœurs dominées par les Rockefeller.

D'énormes quantités d'herbicides et de pesticides étaient aussi utilisées, créant de nouveaux marchés pour les géants de l'industrie pétrolière et chimique. Comme l'a dit un analyste, la Révolution Verte n'a été en réalité qu'une révolution chimique. À aucun moment les pays en développement ne pourraient payer les énormes quantités d'engrais et de pesticides chimiques. Ils obtiendraient des crédits gracieux de la Banque Mondiale et des prêts spéciaux de la Chase Bank et d'autres grandes banques de New York, soutenus par des garanties du gouvernement étasunien.

Mis en application dans un grand nombre de pays en développement, ces prêts ont été accordés à la plupart des grands propriétaires terriens. Pour les petits paysans la situation se présentait différemment. Les petits paysans ne pouvaient pas payer les produits chimiques et les autres besoins modernes. Ils ont dû emprunter de l'argent.

Initialement divers programmes gouvernementaux ont tenté de fournir des prêts aux agriculteurs afin qu'ils puissent acheter des semences et des engrais. Les agriculteurs n'ayant pu participer à ce genre de programme ont dû emprunter dans le secteur privé. À cause du taux d'intérêt exorbitant des prêts, de nombreux petits paysans n'ont même pas tiré bénéfice des premiers rendements plus élevés. Après la récolte, ils ont dû vendre la majorité sinon la totalité de leur production pour rembourser les prêts et les intérêts. Devenant dépendants de prêteurs à gages et de négociants, ils ont souvent perdu leurs terres. Même avec des prêts à taux préférentiel auprès d'organismes publics, de plus en plus de cultures vivrières ont cédé la place à la production de cultures de rente. (5)

Depuis des décennies les mêmes intérêts, notamment ceux de la Fondation Rockefeller qui a soutenu la Révolution Verte initiale, travaillent à promouvoir la nouvelle « Révolution Génétique, » comme l'a appelée il y a quelques années Gordon Conway, le président de la Fondation Rockefeller, c'est-à-dire la dissémination de produits de l'agriculture industrielle et commerciale, notamment de semences OGM brevetées.


GATES, ROCKEFELLER ET LA RÉVOLUTION VERTE EN AFRIQUE

Avec clairement en mémoire l'expérience avérée de la Révolution Verte de la Fondation Rockefeller dans les années 50, il devient particulièrement curieux que cette même Fondation Rockefeller avec la Fondation Gates, qui investissent à présent des millions de dollars dans la préservation de toutes les semences contre un scénario « apocalyptique » éventuel, investissent aussi des millions dans un projet nommé Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA).

L'AGRA, comme elle s'est elle-même appelée, est une alliance avec cette même Fondation Rockefeller qui a créé la « Révolution Génétique. » Un coup d'œil sur le conseil d'administration de l'AGRA le confirme.

Comme président, elle n'a personne d'autre que Kofi Annan, l'ancien Secrétaire Général des Nations unies. Dans son discours d'admission lors d'une réunion du Forum Économique Mondial au Cap, en Afrique du Sud, en juin 2007, Kofi Annan a déclaré : « J'accepte ce challenge avec gratitude pour la Fondation Rockefeller, pour la Fondation Bill & Melinda Gates, et pour tous ceux qui soutiennent notre campagne africaine. »

Le conseil de l'AGRA comporte par ailleurs un Sud-Africain, Strive Masiyiwa, qui est mandataire de la Fondation Rockefeller ; Sylvia M. Mathews de la Fondation Bill & Melinda Gates ; Mamphela Ramphele, ancien directeur général de la Banque Mondiale (2000-2006) ; Rajiv J. Shah de la Fondation Gates ; Nadya K. Shmavonian de la Fondation Rockefeller ; Roy Steiner de la Fondation Gates. En plus, une Alliance pour l'AGRA comporte Gary Toenniessen, le directeur général de la Fondation Rockefeller, et Akinwumi Adesina, le directeur associé de la Fondation Rockefeller.

Pour remplir la queue, les Programmes pour l'AGRA comprennent Peter Matlon, directeur général de la Fondation Rockefeller ; Joseph De Vries, directeur du Programme pour les Systèmes Semenciers de l'Afrique et directeur associé de la Fondation Rockefeller ; Akinwumi Adesina, directeur associé de la Fondation Rockefeller. Comme l'ancienne Révolution Verte ratée en Inde et au Mexique, la nouvelle Révolution Verte en Afrique est manifestement une priorité de la Fondation Rockefeller.

Bien qu'à ce jour ils gardent profil bas, Monsanto et les principaux géants de l'agro-alimentaire OGM sont soupçonnés d'être au cœur du problème en se servant de Kofi Annan de l'AGRA pour disséminer leurs semences OGM brevetées dans toute l'Afrique sous l'étiquette trompeuse de « biotechnologie, » le nouvel euphémisme pour semences génétiquement modifiées brevetées. À ce jour, l'Afrique du Sud est le seul pays africain qui autorise légalement la plantation de cultures OGM. En 2003 le Burkina Faso a autorisé des essais d'OGM. En 2005, le Ghana de Kofi Annan a rédigé des lois sur la sécurité biologique et les principaux responsables ont exprimé leur intention de poursuivre la recherche sur les cultures OGM.

L'Afrique est la prochaine cible de la campagne de dissémination mondiale des OGM du gouvernement étasunien. Ses sols riches en font un candidat idéal. Évidemment, de nombreux gouvernements africains soupçonnent le pire de la part des sponsors des OGM, car une multitude de projets de génie génétique et de bio-sécurité ont été entamés en Afrique, dans le but d'introduire des OGM dans ses systèmes agricoles. Il s'agit notamment de parrainages offerts par le gouvernement étasunien pour former aux États-Unis les scientifiques en génie génétique africains, de projets de bio-sécurité financés par l'USAID et par la Banque Mondiale ; la recherche sur les OGM impliquant les cultures vivrières indigènes africaines.

La Fondation Rockefeller a travaillé pendant des années, en grande partie sans succès, à promouvoir des projets pour introduire des OGM dans les champs d'Afrique. Elle a financé la recherche qui soutient l'applicabilité du coton OGM dans le Makhathini Flats, en Afrique du Sud.

Monsanto, qui a une solide tête de pont dans l'industrie des semences OGM et des hybrides en Afrique du Sud, a conçu un ingénieux programme pour petits exploitants, connu sous le nom de Campagne « Semences et Espoir, » qui introduit un package de révolution verte à petite échelle chez les agriculteurs pauvres, suivi, bien entendu, par les semences OGM brevetées de Monsanto. (6)

Syngenta AG de Suisse, l'un des « Quatre Cavaliers de l'Apocalypse OGM, » verse des millions de dollars dans un nouvel aménagement de serres à Nairobi, pour développer du maïs OGM résistant aux insectes. Syngenta fait également partie de CGIAR. (7)


CONTINUER À SVALBARD

Alors, est-ce tout simplement de la sentimentalité philosophique excessive ? Qu'est-ce qui conduit les fondations Gates et Rockefeller à financer en même temps la prolifération de semences, bientôt Terminator, brevetées à travers toute l'Afrique, un processus qui, comme il l'a fait dans chaque autre lieu de la Terre où la monoculture agro-alimentaire industrialisée a été introduite, a détruit la diversité des semences végétales ? Dans le même temps, ils investissent des dizaines de millions de dollars pour préserver toutes les variétés de semences connues dans une chambre forte à l'épreuve de l'apocalypse à proximité du lointain Cercle Arctique, « afin que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » pour reprendre leur communiqué de presse officiel ?


Il n'est pas fortuit que les fondations Rockefeller et Gates s'associent pour préconiser une Révolution OGM de style Révolution Verte en Afrique, tout en finançant tranquillement l'« arche de Noé végétale » à Svalbard. Les géants de l'agro-alimentaire OGM sont jusqu'aux oreilles dans le projet de Svalbard.

À vrai dire, l'entreprise de Svalbard entière et les gens impliqués évoquent des images de catastrophe pires que celles du best-seller de Michael Crichton, La variété Andromède, un thriller de science-fiction dans lequel une maladie mortelle d'origine extraterrestre provoque la coagulation rapide et fatale du sang, menaçant l'espèce humaine toute entière. À Svalbard, le futur entrepôt à semences le plus sûr du monde sera gardé par les policiers de la Révolution Verte OGM, par les fondations Rockefeller et Gates, Syngenta, DuPont et CGIAR.

Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé Trust Mondial pour la Diversité Végétale (GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.

Le GCDT est basé à Rome. Son Conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une canadienne qui est également au comité consultatif du Groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l'une des plus grandes sociétés privées de l'eau. Catley-Carlson a aussi été présidente jusqu'en 1998 du Comité sur la Population établi à New York, l'organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créée en 1952 pour accélérer le programme d'eugénisme de la famille Rockefeller sous couvert de promouvoir le « planning familial, » le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le « contrôle de la population » des pays en développement.

Les autres membres du conseil de GCDT comptent l'ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l'un des plus grands entrepreneurs de l'industrie militaire du Pentagone.

Jorio Dauster (du Brésil) est aussi président du conseil d'administration de Brasil Ecodiesel. C'est un ancien ambassadeur du Brésil auprès de l'Union Européenne, et le négociateur en chef de la dette extérieure du Brésil pour le ministère des Finances. Dauster a aussi rempli les fonctions de président de l'Institut du Café Brésilien et de coordonnateur du Projet de Modernisation du Système des Brevets du Brésil, qui consiste à légaliser les brevets sur les semences génétiquement modifiées, une chose jusque-là interdite par les lois du Brésil.

Cary Fowler est directeur exécutif de GCDT. Il a été professeur et directeur de recherche au Département pour l'Environnement International et pour les Études de Développement de l'Université des Sciences de la vie de Norvège. Fowler a aussi été principal conseiller du directeur général de Bioversity International. Il y représentait les Centres des Moissons du Futur du CGIAR, dans les négociations pour le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques. Dans les années 90, il dirigeait le Programme International sur les Ressources Phytogénétiques de la FAO. Il a ébauché et supervisé les négociations du Plan d'Action Mondial pour les Ressources Phytogénétiques de la FAO adopté par 150 pays en 1996. Il est ancien membre du Comité National sur les Ressources Génétiques des Plantes des États-Unis et du conseil d'administration du Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) du Mexique, un autre projet de la Fondation Rockefeller et du CGIAR.

Le Dr Mangala Rai de l'Inde, membre du conseil d'administration du GCDT, est Secrétaire du Département de la Recherche Agricole et de l'Éducation (DARE) de l'Inde, et directeur général du Conseil Indien pour la Recherche Agricole (ICAR). Il est aussi membre du conseil d'administration de l'IRRI de la Fondation Rockefeller, qui a favorisé la première expérience majeure sur les OGM avec beaucoup de battage médiatique et qui s'est avérée être un fiasco, le « Golden Rice » (riz doré). Rai a siégé comme membre du conseil d'administration du CIMMYT, et comme membre du conseil exécutif du CGIAR.

Le Trust des Donateurs pour la Diversité des Semences Mondiales ou les bailleurs financiers comportent aussi « tous les suspects habituels, » comme le dit Humphrey Bogart dans Casablanca, le classique du cinéma. En plus des fondations Rockefeller et Gates, les donateurs comptent les géants des OGM, DuPont-Pioneer Hi-Bred, Syngenta de Bâle en Suisse, CGIAR et l'énergique promotrice des OGM, l'USAID. Il semble effectivement que nous ayons les renards des OGM et de la réduction des populations qui gardent le poulailler de l'humanité, la diversité des semences mondiales dans le magasin de Svalbard. (8)


POURQUOI SVALBARD MAINTENANT ?

On peut légitimement se demander pourquoi Bill Gates, la Fondation Rockefeller les principaux géants du génie génétique agro-alimentaire comme DuPont et Syngenta avec le CGIAR, construisent une arche de Noé végétale en Arctique.

Tout d'abord, qui utilise ce genre de chambre forte à semences ? Les sélectionneurs et les chercheurs sont les principaux utilisateurs des gènes des chambres fortes. Aujourd'hui, les plus importants reproducteurs sont Monsanto, DuPont, Syngenta et Dow Chemical, les géants mondiaux des plantes OGM brevetées. Depuis début 2007, Monsanto détient avec le gouvernement des États-Unis les droits mondiaux des brevets pour les plantes dites « Terminator » ou Technologie de Restriction d'Utilisation des OGM. Terminator est une technologie de mauvaise augure, faisant qu'une semence commerciale brevetée se « suicide » après récolte. Le contrôle des semenciers privés est total. Un pareil contrôle et cette mainmise sur la chaîne alimentaire n'ont jamais existé auparavant dans l'histoire de l'humanité.

Cette ingénieuse caractéristique terminator du génie génétique force les agriculteurs à retourner chaque année chez Monsanto ou d'autres semenciers OGM pour obtenir de nouvelles semences de riz, de soja, de maïs, de blé, de toutes les principales cultures dont ils ont besoin pour nourrir la population. Si c'était largement adopté dans le monde, on pourrait peut-être en une dizaine d'années faire de la majorité des producteurs de nourriture du monde de nouveaux serfs féodaux, asservis à trois ou quatre géants semenciers comme Monsanto, DuPont ou Dow Chemical.

Bien entendu, ça pourrait aussi permettre à ceux qui possèdent ces sociétés privées, peut-être sous les ordres de leur gouvernement, de Washington, de refuser les semences à l'un ou l'autre des pays en développement dont il arrive que sa politique aille à l'encontre de Washington. Ceux qui disent « Ça ne pourrait pas arriver dans ce cas » devraient s'intéresser de plus près aux événements mondiaux actuels. La simple existence de cette concentration de pouvoir chez trois ou quatre géants privés de l'agro-alimentaire étasunien est une raison d'interdiction juridique de toute culture OGM, même si le gain de moisson était réel, ce qui n'est manifestement pas le cas.

Ces compagnies privées, Monsanto, DuPont, Dow Chemical, n'ont guère d'antécédent sans taches en termes de gestion de la vie humaine. Elles ont développé et multiplié des innovations du style dioxine, PCB, Agent Orange. Elles cachent depuis des décennies les preuves manifestes du danger de cancer et d'autres graves conséquences pour la santé humaine de l'usage des produits chimiques toxiques. Elles ont enterré des rapports scientifiques sérieux sur le plus répandu des herbicides dans le monde, le glyphosate, l'ingrédient de base de l'herbicide Roundup de Monsanto, qui est lié à l'achat de la plupart des semences génétiquement modifiées de Monsanto, et est toxique quand il s'infiltre dans l'eau potable. (9) Le Danemark a interdit le glyphosate en 2003, quand il fut confirmé qu'il contaminait les nappes phréatiques du pays. (10)

La diversité des semences stockées dans les chambres fortes à gènes est la matière première pour la reproduction des plantes et pour de nombreuses recherches biologiques fondamentales. Plusieurs centaines de milliers d'échantillons sont distribués chaque année à de telles fins. La FAO répertorie quelque 1.400 chambres fortes à semences dans le monde, les plus importantes étant gardées par le gouvernement des États-Unis. D'autres grandes chambres fortes sont détenues par la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, la Corée du Sud, l'Allemagne et le Canada, par ordre de taille décroissante. Par ailleurs, le CGIAR exploite une chaîne de chambres fortes pour semences dans des centres choisis aux quatre coins du monde.

Le CGIAR, créé en 1972 par les fondations Rockefeller et Ford pour propager leur modèle de Révolution Verte agro-alimentaire, contrôle la plupart des chambres fortes à semences privées, depuis les Philippines à la Syrie en passant par le Kenya. Toutes ces chambres fortes à semences actuelles contiennent plus de six millions et demi de variétés de semences, près de deux millions d'entre elles sont « distinctes. » L'arche de Noé de Svalbard aura la capacité d'abriter quatre millions et demi de graines différentes.


LES OGM COMME ARME DE GUERRE BIOLOGIQUE ?

Maintenant, nous arrivons au cœur de la dangerosité et du potentiel d'usage abusif inhérents au projet de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller à Svalbard. Le développement de semences brevetées, pour la plupart des grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le blé, et pour les céréales fourragères comme le soja, peut-il en fin de compte être utilisé dans une horrible forme de guerre biologique ?

Le but explicite du lobby des eugénistes, financé depuis les années 20 par de riches familles élitistes, comme Rockefeller, Carnegie, Harriman et autres, incorporait ce qu'ils appelaient l'« eugénisme négatif, » l'extermination systématique des lignées indésirables. Margaret Sanger, une eugéniste alerte, fondatrice de Planification Internationale de la Maternité et intime de la famille Rockefeller, a fait à Harlem en 1939 un truc appelé The Negro Project, qui, comme elle le confiait dans une lettre adressée à un ami, concernait le fait que, « nous voulons exterminer les populations noires, » tel qu'elle l'a exprimé. (11)

En 2001, Epicyte, une petite entreprise de biotechnologie de Californie, a annoncé la mise au point de maïs génétiquement modifiés contenant un spermicide rendant les hommes qui le mangeait stérile. Epicyte avait à cette époque un accord de coentreprise pour diffuser sa technologie avec DuPont et Syngenta, deux des sponsors de l'arche de Noé végétale à Svalbard. Epicyte a depuis été achetée par une société de biotechnologie de Caroline du Nord. Il était étonnant d'apprendre qu'Epicyte avait développé son maïs OGM spermicide avec des fonds de recherche du ministère de l'Agriculture étasunien, ce même ministère qui, en dépit de l'opposition du monde entier, a continué à financer le développement de la technologie Terminator, actuellement détenue par Monsanto.

Dans les années 90, l'OMS a lancé pour des millions de femmes entre 15 et 45 ans du Nicaragua, du Mexique et des Philippines, une campagne de vaccination soi-disant contre le tétanos, une maladie survenant de choses comme marcher sur un clou rouillé. Les hommes et les garçons n'étaient pas vaccinés, en dépit du fait qu'ils sont vraisemblablement tout aussi susceptibles que les femmes de marcher sur des clous rouillés.

À cause de cette curieuse anomalie, le Comité Pro Vida de México, une organisation laïque catholique romaine, est devenu méfiant et a fait tester un échantillon du vaccin. Les tests ont révélé que le vaccin antitétanique en train d'être colporté par l'OMS uniquement pour les femmes en âge de porter des enfants, contenait de la Gonadotrophine Chorionique ou hCG, une hormone naturelle qui, combinée à une anatoxine tétanique, activait des anticorps rendant la femme incapable de maintenir sa grossesse. Il a été dit qu'aucune femme n'a été vaccinée.

Il est apparu plus tard que la Fondation Rockefeller avec le Comité sur la Population de Rockefeller, la Banque Mondiale (qui abrite le CGIAR), et l'Institut National de la Santé des États-Unis, ont été impliqués dans un projet long de 20 ans, commencé en 1972, afin de mettre au point pour l'OMS un agent abortif dissimulé dans un vaccin contre le tétanos. Par ailleurs, le gouvernement de Norvège, l'hôte de l'arche de Noé végétale de Svalbard, a fait un don de 41 millions de dollars pour développer un vaccin antitétanique spécial, ayant la capacité de provoquer l'avortement. (12)

Est-ce une coïncidence que ces mêmes organisations, depuis la Norvège jusqu'à la Fondation Rockefeller, en passant par la Banque Mondiale, soient également engagées dans le projet de chambre forte pour semences à Svalbard ? Selon le professeur Francis Boyle, qui a rédigé la Loi sur l'anti-terrorisme et les armes biologiques, promulguée par le Congrès étasunien en 1989, le Pentagone est « désormais préparé à disputer et à gagner la guerre biologique » dans le cadre de deux directives de stratégie nationale de Bush adoptées, remarque-t-il, « sans que le public le sache, et révisées » en 2002. Boyle ajoute que, de 2001 à 2004, le gouvernement fédéral étasunien a dépensé 14,5 milliards de dollars pour uniquement des travaux liés au bio-terrorisme civil, une somme faramineuse.

Richard Ebright, biologiste à l'Université Rutgers, estime que plus de 300 institutions scientifiques et quelques 12.000 personnes aux États-Unis ont aujourd'hui accès à des agents pathogènes convenant à la guerre biologique. L'Institut National de la Santé du gouvernement étasunien est doté de 497 subventions uniquement pour la recherche sur les maladies infectieuses à potentiel de guerre biologique. Bien entendu, c'est en train d'être justifié dans la rubrique de défense contre une éventuelle attaque terroriste, comme tant de chose le sont aujourd'hui.

Beaucoup de dollars du gouvernement étasunien sont dépensés dans la recherche de guerre biologique impliquant le génie génétique. Jonathan King, professeur en biologie au MIT, dit que « les programmes de bio-terrorisme en pleine expansion représentent la naissance d'un important danger pour notre propre population. » King ajoute, « bien que ce genre de programmes soit toujours appelé défensif, avec les armes biologiques les programmes défensifs et offensifs se recouvrent presque complètement. » (13)

L'avenir nous dira, à Dieu ne plaise, si l'arche de Noé végétale du Svalbard de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller fait partie d'une autre Solution Finale, celle entraînant l'extinction Définitive, de la Grande Planète Terre.


NOTES

1 F. William Engdahl, Seeds of Destruction, Montreal, (Global Research, 2007).

2 Ibid, pp.72-90.

3 John H. Davis, Harvard Business Review, 1956, cité par Geoffrey Lawrence dans Agribusiness, Capitalism and the Countryside, Pluto Press, Sydney, 1987. Voir aussi Harvard Business School, The Evolution of an Industry and a Seminar: Agribusiness Seminar,
www.exed.hbs.edu/programs/agb/seminar.html

4 Engdahl, op cit., p. 130.

5 Ibid. P. 123-30.

6 Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa: Trojan Horse for GMOs ?, mai 2007, African Centre for Biosafety,
www.biosafetyafrica.net

7 ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa?, Communique Issue #94, mars/avril 2007.

8 Site Internet Global Crop Diversity Trust :
www.croptrust.org/main/donors.php

9 Engdahl, op. cit., pp.227-236.

10 Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the Active Ingredient in Roundup, Politiken, 15 septembre 2003 :
www.organic.com.au/news/2003.09.15

11 Tanya L. Green, The Negro Project: Margaret Sanger's Genocide Project for Black American's :
www.blackgenocide.org/negro.html

12 Engdahl, op. cit., pp. 273-275; J.A. Miller, Are New Vaccines Laced With Birth-Control Drugs ? HLI Reports, Human Life International, Gaithersburg, Maryland; juin/juillet 1995, Volume 13, Number 8.

13 Sherwood Ross, Bush Developing Illegal Bioterror Weapons for Offensive Use, 20 décembre 2006 :
www.truthout.org

F. William Engdahl est auteur de Seeds of Destruction, the Hidden Agenda of Genetic Manipulation (graines de destruction, les projets secrets du génie génétique) qui vient d'être publié par Global Research. Il est également auteur de Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain (en français). Pour le contacter par courrier électronique :
[url]info@engdahl.oilgeopolitics.net[/url]

Original : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7529
Publié le 15/12/2008
Traduit par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info

Auteur : pro _ogm [le16/02/2008]
normal pour un choutté comme toi !! cannabis a gogo !! vive les elephants roses !!grosse tache !!

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